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Vous avez choisi : Les élus
Pour prendre le relais, les coureurs doivent proposer une suite à l'histoire en respectant les paramètres suivants :
Voici où l'histoire en est rendue. Après lecture, proposez-nous une suite dans la zone prévue à cet effet à la fin du texte.
Les élusIntroduction
Le vrai titre de ce livre destiné à tromper
le peuple et à semer la confusion parmi la classe moyenne, qui
s’attend depuis toujours à un traitement comparable à celui de l’élite
sans en avoir le droit inné. L’offre : une forme de pouvoir
pouvant confirmer leur propre sentiment de supériorité sur les classes
encore moins fortunées qu’eux-mêmes. Le plan : l’offrande du leurre devrait
être acceptée avec empressement en ces jours de chaos total sur une
planète décapitée par les affres de changements globaux, soient-ils
climatiques, politiques ou religieux. Les participants : tous ceux qui ont le
pouvoir de transformer les mots en chapitres, les chapitres en tomes,
les tomes en livres, et finalement les livres en histoires crédibles
aux yeux du commun des mortels.
Péface de l'initiateur Ce livre porte sur les pouvoirs inutilisés
enfouis à l’intérieur de certaines personnes qui en sont à demi
conscientes et se demandent depuis longtemps pourquoi elles ont en eux
le sentiment d’être différentes. Elles sont sûres d’elles-mêmes
et souvent frondeuses sans trop savoir pourquoi. Ces personnes je peux vous l’affirmer, ont
des pouvoirs qu’elles sentent à fleur de peau, mais n’en
connaissent pas la méthode d’utilisation, ou si vous aimez mieux,
elles ont perdu le mode d’emploi. Si je peux décrire cet état d’âme ainsi
c’est que je l’ai moi-même ressenti au fil des années tumultueuses
d’une vie sans queue ni tête, c’est à dire sans vraiment aucune
continuation ou constance quelconque dans quelque domaine que ce soit.
Je suis ce que les psy ou autres cerveaux cartésiens du même genre décrivent
comme un individu instable ne persistant jamais assez longtemps dans
aucun domaine particulier pour en apprendre tous les tenants et
aboutissants. Du moins c’est ce qu’ils assument dans toute leur
sagesse, acquise en sept ou huit années d’apprentissages
universitaires. Ces études sensées les préparer à
comprendre les grands mystères de la vie leur donnent à eux aussi un
grand pouvoir, celui que confère l’éducation. Cette dernière
n’est toutefois pas garante d’équilibre au niveau du cerveau de
certains d’entre eux. Nous devons tout de même respecter leurs
opinions, qui font loi dans bien des cas, Tout cela selon la quantité
de matière qu’il peuvent réussir à faire tomber de votre tête pour
fin d’analyses. S’ils pouvaient vous le faire cracher sur le sol
afin de le lire, votre mode d’emploi n’aurait plus de secret pour
eux et c’est précisément ce que beaucoup d’entre eux aimeraient
vous laisser croire à propos de leur diagnostic sans faille, qui ne
saurait prendre en considération les sujets que je m’apprête à
aborder. Je prends donc le temps et la responsabilité
de me prononcer sur ce sujet, sans toutefois prétendre enseigner,
initier ou révéler des secrets initiatiques quelconques. Les choses
que je m’efforcerai de décrire ici avec la plus grande exactitude en
mon pouvoir, sont des découvertes que j’ai faites moi-même au cours
d’une vie remplie d’événements tous les plus farfelus ou étranges
les uns que les autres, mais toujours dans la limite du réel, et que je
m’efforce de décoder depuis ma plus tendre enfance. Il m’a fallu
plus d’un demi-siècle pour pouvoir commencer à conclure et à
compiler les résultats de cette analyse. Je vous offre de comparer vos
résultats avec les miens, si vous figurez parmi la liste sélective de
ces élus bien entendu. Nous possédons des pouvoirs insoupçonnés
de la majorité de nos contemporains. Nous nous rencontrons tous les
jours, mais étant noyés dans la multitude, ignorons tout les uns des
autres. Il est grand temps de découvrir qui est qui. Je crois que le moment est arrivé de nous
lever pour faire face à de nouveaux défis pour lesquels nous avons été
préparés et que nous attendons tous depuis longtemps. Avant tout cependant, il vous faut prendre
conscience de ces pouvoirs en vous, afin de les réveiller et de les
affiner en vue de préparer le reste du monde à réaliser la force en
vous et l’ampleur des événements qui s’apprêtent à prendre place
sur notre planète. Si vous vous refusez à accomplir le travail
auquel vous étiez destiné, nul ne le saura autour de vous, car les
pouvoirs s’annuleront d’eux-mêmes, faute de motivation de votre
part envers vos obligations. Vous ferez désormais partie des autres,
ceux qui ne figurent pas dans les plans d’œuvre originels. Le libre-choix a toujours été une option
donnée à tout être vivant intelligent et apte à raisonner, qui se démarque
ainsi du reste de la création. Cette option toutefois n’en fait pas nécessairement
un être d’exception faisant partie de ceux auxquels je m’adresse
aujourd’hui par l’intermédiaire de ce livre. Ceux qui croient que ce que je vais révéler
ici pourrait nuire à certaines personnes n’ont rien à craindre, car
ceux qui font partie des élus se reconnaîtront et agiront. Ceux qui ne
sont pas concernés ne comprendront rien et dans quelques jours, ils
auront oublié mes paroles, même si celles-ci resteront écrites et à
la portée de quiconque ressentira le besoin de les consulter.
Chapitre 1 Le sentiment de déjà-vu
Qui ne l’a jamais ressenti ? Tous me
direz-vous. Bonne question, mauvaise réponse. Le fait que vous puissiez avoir ressenti cet
état de « déjà-vu » ne signifie pas que tous le monde
autour de vous ait pu se retrouver dans cette espèce d’espace
temporel privilégié que beaucoup moins de gens que vous pouvez vous
imaginer ont eu la chance d’expérimenter. Certaines personnes vont éprouver
ce sentiment une seule fois dans leur vie, d’autres beaucoup plus
souvent. Je ne peux pas expliquer les raisons de cette fréquence aléatoire,
mais je peux vous dire que plus vous prenez conscience de vos pouvoirs
et affichez une confiance grandissante en ceux-ci, plus vous vous
retrouverez face à ce phénomène qui fait partie d’une sorte de
porte reliée à l’espace-temps et à une autre dimension que nous
nous apprêtons à découvrir sous peu en cet âge de transferts et de
convergence vers une vie nouvelle. Les gens qui ont eu cette sorte d’expérience
auront bien plus souvent l’esprit ouvert et enclin à la recherche
spirituelle que la majorité des « autres » qui se
contentent de regarder passer la vie, faute de connaissance ou si vous
préférez, de reconnaissance de ces manifestations sans équivoque pour
vous. Le sentiment de sécurité et de force que laissent ces épisodes
de déjà-vu ne trompe pas. Plus vous les vivrez et plus vous vous
sentirez fort et armé contre tous les matamores de ce monde qui auront
l’air bien insignifiants dans leur petit monde de présumé pouvoir et
de richesses matérielles. Je me souviens avoir éprouvé ces sensations
dès mon plus jeune âge, lorsque je fréquentais l’école primaire du
quartier où je vivais à l’époque. Les souvenirs de ces événements
sont maintenant dilués dans ma mémoire d’adulte. Même si je
m’efforce de les ramener à la surface, je ne peux toujours pas les
voir ou encore moins les identifier. Tout ce que je peux affirmer sans
aucun doute, c’est qu’ils sont présents et ont bien eu lieu. Le premier souvenir qui est maintenant et
pour toujours dans ma tête s’est produit à l’age de dix-huit ans.
Je suis arrivé face à face avec un garçon de mon âge, ou plutôt
d’environ un an et demi mon cadet, et lorsque nos yeux se sont
rencontrés, il s’est produit comme une déchirure dans le temps et
nous sommes restés figés tous les deux pour un court instant, qui a
semblé bien long sur le moment. Une fraction de seconde fut pourtant le
temps de cette rencontre marquante dans ma vie et vous comprendrez un
peu plus loin pourquoi. Je ne connaissais pas Pierrot à ce moment-là,
mais je lui ai adressé la parole tout de même, car je ne pouvais pas
continuer mon chemin sans connaître la raison pour laquelle notre
rencontre avait provoqué ces étincelles, si je peux nommer
l’incident ainsi. Je lui ai dit salut et il m’a répondu. Je lui ai
ensuite demandé si on se connaissait, il m’a dit non ! Il
souriait comme un enfant. Je me sentais ému comme si je venais de
retrouver un petit frère perdu depuis longtemps. Ensuite il m’a demandé qui j’étais. Je
n’étais pas surpris et je me rappelle clairement lui avoir dit :
« Tu ne trouves pas que c’est comme si on se connaissait ? »
Il m’a répondu : « Oui, c’est comme si je t’avais déjà
vu. » Bizarre hein, qu’on s’est dit pour ensuite reprendre nos
chemins respectifs. Je passerais les détails de nos aventures communes
ultérieures, mais nous devînmes par la suite les deux meilleurs amis
que la terre eût portés. Cette épisode n’est jamais sortie de ma
vie, car Pierrot est mort sans prévenir quelques années plus tard, à
la suite d’un terrible accident de circulation, me laissant dans une
grande tristesse. Dieu m’avait enlevé le seul petit frère que j’ai
jamais osé avoir, car le reste de ma vie je l’ai vécu sans jamais
avoir un autre frère. Je suis un loup solitaire, comme beaucoup
d’entre vous qui faites partie des élus, quand bien même vous le
nieriez pour le moment, étant prudents de nature et sceptiques à
l’extrême . Je sais que si vous me lisez, un pas est
fait, et malgré la fébrilité qui pourrait vous envahir, vous prendrez
le temps de scruter à la loupe et d’analyser tout ce que je pose sur
cette feuille de papier. Je ne vous blâme pas. Au contraire, je vous en
félicite, car la prudence est de mise dans ce cas-ci. Le temps des faux
christs et des faux prophètes est bien là. Alors je poursuis en vous disant simplement
que ces épisodes de déjà-vu ne se produisent pas sans raisons. Elles
servent à vous préparer en vous laissant entrevoir des possibilités
de ressources personnelles inconnues jusqu’ici. Le peu que vous
entrevoyez sert à apprivoiser ces nouveaux pouvoirs avec lesquels vous
devez vous familiariser dès maintenant au cours de cette vie présente.
Pour ceux qui, comme moi, sont sceptiques, je
donne un exemple de
question qui m’est venue à l’esprit à maintes reprises au cours de
mon existence : « Pourquoi est-ce maintenant que je prends
conscience de ces prétendues épisodes de déjà-vu ? Si
j’ai déjà vécu une autre vie, pourquoi serait-ce maintenant que
j’en prendrais connaissance ? Pourquoi ne m’en suis-je
pas souvenu plus tôt comme dans une autre vie ??? » Je crois
que c’est tout simplement parce que je n’ai pas eu d’autre vie, du
moins pas sur cette terre comme je la vois aujourd’hui. Peut-être que
j’entrevois des choses qui se passent en parallèle et que cette vie
qui s’achève pour moi ici est la fin de mon cheminement spirituel. Comprenez-moi : si vous avez atteint ce
stade de compréhension, vous en êtes sûrement à l’étape finale de
votre voyage spirituel. Je suis sûr à 100 % que si vous me lisez
et comprenez ce à quoi je réfère, vous avez déjà eu comme sensation
le sentiment d’être ici en observateur. Le fait que cette vie sur
terre n’ait aucun sens pour vous est la preuve de ce que j’avance.
Vous êtes probablement de niveau supérieur à tous ceux qui vous
entourent, sans toutefois toujours être à la bonne place dans les échelons
sociaux de cette société déglinguée qui accueille à sa tête les
plus étourdis et les moins brillants sur le plan spirituel et ce dans
le but bien précis de participer à la destruction finale de cette planète
qui agonise sous nos yeux d’observateurs. Les plus bohèmes d’entre
nous ont compris depuis un certain temps que le matérialisme était un
outil de destruction et que de s’en encombrer inutilement ne ferait
que nous tourmenter et nous aveugler dans notre quête de vérité. La
liberté des contraintes matérielles est nécessaire à l’épanouissement
des élus et ne fera qu’entraver leurs efforts pour la recherche des
pouvoirs auxquels ils ont droit. Ceux qui préconisent la charité comme
exemple de leurs pouvoirs n’en ont en fait aucun. L’image que leur
renvoie leur miroir ne change pas à la mesure des dollars qu’ils ont
distribués, et cela ils le savent fort bien. Les gens qu’ils ont dû
écraser pour arriver à pouvoir donner ces deniers mal acquis, dans mon
livre à moi, se comptent en multitudes, alors que ceux qui profitent de
leur aide se comptent
sur le bout des
doigts. Leurs esprits calculateurs savent bien tout cela et comptent sur
la naïveté du commun des mortel pour continuer à faire preuve de
bonne conscience. Pour en revenir à mes explications sur votre
profil que je prétends connaître, puisqu’il est aussi le mien, je
vous vois très logique. Tout ce que vous faites en réalité est basé
sur la logique. Vous refuserez obstinément de faire quelque chose
contre votre gré si ce n’est pas logique selon vos paramètres à
vous. Je dois insister sur le « vos » parce que chacun de
nous a une base de logique inculquée en soi depuis son plus jeune âge,
mais les paramètres changent à mesure que nous vieillissons et acquérons
de nouvelles expériences qui changent les donnés et, de ce fait même,
les résultats. Nous avons donc tous des paramètres différents dont la
base est la même, d’où certaines sources de discordance pour ceux
qui ont l’esprit étroit et se refusent à comprendre la logique. Ce
qui ne devrait pas être le cas de ceux qui poursuivent cette lecture,
si je me suis bien fait comprendre. Donc, pour revenir au déjà-vu, je clos cet
épisode en vous demandant de bien réfléchir à ce que j’ai dit
jusqu’à maintenant. Je vous prierais ensuite de revenir en arrière
dans votre esprit, en relaxant où bon vous semblera. Essayez ensuite de
visualiser le plus d’incidents possibles reliés à ce phénomène
pour vous en imprégner totalement et tenter de les garder en mémoire
aussi longtemps qu’il vous sera possible de le faire. Cet exercice a
un but bien précis que je vous dévoilerai plus tard dans ce livre.
Chapitre 2 Aire de départ du maître des transferts : le
déni de la douleur corporelle
J’aborde
maintenant un sujet très controversé qui contient de nombreux exemples
de gens tout à fait normaux qui ont une tolérance à la douleur hors
de l’ordinaire, bien qu’étant eux-mêmes des gens bien ordinaires,
sans pouvoirs particuliers et sans aspirations à la possession de tels
pouvoirs. Qui
d’entre nous n’a pas assisté à des exploits hors normes de gens résistant
à la souffrance et à la douleur dans des circonstances sortant de
l’ordinaire comme des accidents de la route ou de travail, à
l’occasions desquelles les gens ont subi de graves blessures qui les
rendraient normalement inconscients. Ces incidents sont facilement
expliqués par le phénomène de décharge d’adrénaline ou de relâchement
d’endomorphine qui sont des phénomènes normaux chez tous les êtres
humains. Les
exemples de résistance à la douleur que je tiens à mentionner ici
sont plus du genre de ceux que l’on prévoit et que l’on accepte
sans broncher et surtout sans souffrir, pour mieux survivre dans un
environnement prédéterminé. Je donnerais comme exemple concret mes
propres expériences faites justement dans un but de découverte et non
pas par masochisme comme certains pourraient le croire. La
première fois où j’ai voulu tester mon seuil de douleur personnel,
j’avais un rendez-vous chez le dentiste pour effectuer trois plombages
sur des dents avariées. Je m’étais préparé mentalement pour ce
rendez-vous avec la douleur et le malheureux dentiste ne pouvait pas
concevoir le fait que je veuille subir une telle opération sans
l’aide de sa drogue bienfaisante. Je dû insister sur le fait que
j’avais peur des aiguilles qu’il devait utiliser pour me faire une
injection de son produit antidouleur. Il se laissa convaincre finalement
pour ensuite procéder à la partie soi-disant douloureuse de l’opération. Je
vidais mon conscient de toute pensée et le laissais travailler pendant
environ quinze minutes, au bout desquelles il dut presque me réveiller
pour appliquer la pâte nécessaire à l’obturation finale des dents
sur lesquelles il avait travaillé avec tant d’acharnement sans me
voir broncher une seule fois. J’avais alors vingt-deux ans et je me
suis permis de répéter l’expérience à maintes reprises, avec les mêmes
résultats. Je me suis même offert le luxe de me faire extraire une
dent de sagesse par une dentiste plus effrayée que moi par la
perspective de douleur qui s’imposait sous ses yeux. C’est
franchement la seule fois où j’ai regretté ma décision. J’ai eu
un coup directement au cœur lorsque la dent a finalement quitté son
socle. Cela n’a duré qu’une fraction de seconde, mais je crois bien
que j’ai senti la mort. Cela vous paraîtra peut-être un peu exagéré
juste pour une dent, mais je ne peux l’expliquer autrement, et la mort
je connais, car elle m’a évité à plusieurs reprises dans ma vie. Je
crois fermement, après ce que je viens de vous raconter, que le pouvoir
de résister à la douleur est donné à tous ceux qui font partie des
élus. L’abstraction mentale nécessite une forte commande de la
volonté appartenant au sujet de cette mise en situation très pénible
pour la plupart des gens normaux. Ce n’est surtout pas un pré-requis
pour ceux qui en sont au stade de découverte de leurs pouvoirs
dormants. Il ne sert à rien de souffrir juste pour le jeu, qui devient
alors du masochisme, stade qui en a perverti plus d’un au fil des siècles.
Le fait de posséder ces pouvoir ne rend pas infaillible et juste. Le
libre-choix est toujours en vigueur et n’influence pas la possession
des pouvoirs concernés. La force physique peut aussi expliquer les cas de résistance
à la douleur. Certains hommes sont des forces de la nature à la
naissance et le demeurent tout au long de leur existence. Leur destin ne
peut être modifié et ils feront leurs marques au-dessus de leurs
contemporains sans que personne ne puisse donner d’explication valable
face à leurs prouesses. Ces hommes ne sont pas nécessairement doués
de l’intelligence reliée à leur force, souvent plus nettement
physique que cérébrale. Leur dons, car je crois sincèrement que
l’on peut qualifier cette force ainsi, est un cadeau de la nature
incontestable qui est donné à peu d’entre nous sous une forme aussi
démonstrative. Cependant, tout homme qui en ressent le besoin peut,
s’il le veut, avoir recours à des ressources intérieures
lui permettant l'usage d'une force physique phénoménale dans des cas
d’urgence spécifiques. Je
me souviens avoir vu une jeune femme moyenne soulever une auto pour
sauver un enfant qui se trouvait coincé sous les roues après un
accident spectaculaire. Les cas de ce genre abondent dans les annales de
faits divers de tous les pays du monde. Je ne crois pas que l’adrénaline
justifie toujours ces exploits fantastiques dont nous abreuvent les
journaux populaires. La
volonté se maîtrise par elle-même. Comment pourrions-nous la décrire
si ce n’est que comme une force intérieure propre à chaque humain,
mais dont très peu d’entre eux savent faire un usage contrôlé. La
plupart des gens ne se servent pas ou si peu de cette fonction qui fait
peur à la majorité d’entre eux parce qu’elle implique presque
toujours une restriction ou, si vous aimez mieux, une privation
quelconque. Il en ressort le plus souvent une demande pour un effort
soutenu dans le but de régler un problème quelconque ou d’accomplir
un exploit personnel. La direction prise lors de la prise de conscience
réelle en ce qui a trait à l’usage de la volonté est dans un but
complètement différent de ceux normalement pris pour acquit. Si je
mets ma volonté au service de mes pouvoirs dormants, je vais découvrir
une force incroyable qui est plutôt dure à comprendre et à maîtriser
au début. Je dois cependant persister et c’est là que ma volonté va
entrer en jeu pour m’appuyer dans ma démarche et dans ma recherche
spirituelle. Le côté spirituel de ce cheminement peut sembler vous
ennuyer un peu, mais il est partie intégrante de ce processus pour découvrir
si vous êtes en possession de ces pouvoirs exceptionnels. Vous ne
pouvez accéder à l’un sans passer par l’autre. Si les mots vous
font peur, vous n’êtes pas à la bonne adresse. Vous vous êtes tout
simplement trompé de bouquin. Retournez à la case départ et
re-brassez les dés. Le
mur Pour
ceux d’entre vous qui ont décidé de rester avec nous, je vais
maintenant aborder un autre sujet qui m’a incontestablement servi plus
d’une fois dans mon existence : le pouvoir de se foutre des gens
ou, si vous préférez, le sens du détachement nécessaire pour pouvoir
poursuivre son chemin sans se retourner afin de conclure les étapes
requises dans votre cheminement terrestre. Cette partie de notre épopée
en est une parfois des plus difficile. Pour ma part, puisque je suis
reconnu comme un être instable, ce ne fut pas trop ardu de faire mon
chemin sans me retourner, car j’ai été convaincu depuis mon
adolescence du fait que je n’étais ici que comme observateur. Les
choses se devaient d’être rapides et expéditives au maximum durant
les premiers cinquante ans de ma vie. Elles ont depuis pris un rythme
plus adapté aux années vieillissantes de mon corps, qui se refuse
maintenant à suivre la cadence que je voudrais bien continuer à lui
imposer. Comme le reste du monde, je ne suis pas éternel sur cette
terre et mon passage ne peut que se terminer bientôt, ayant totalement
abusé de ce véhicule dans le but de terminer la course dans les plus
brefs délais « humainement » possible. J’avoue que je
n’ai pas souvent prêté attention aux signaux de détresse que
m’envoyait ce corps. Je ne le considérais pas comme une chose d’une
importance majeure dans ma vie, et ne le fais toujours pas malgré
toutes les difficultés que je rencontre aujourd’hui en égard à ce
comportement. Je me dit que la suite de l’expérience se poursuit et
que je suis toujours la en observateur malgré les souffrances et les
arias que cela peut amener. Je me plains comme tout bon chrétien et je
bougonne comme tout bon vieux Québécois sans pour autant avoir commencé
à radoter. Sauf si, bien entendu, vous considérez ceci comme du
radotage. Enfin, si tel est le cas, je dirais que c’est du radotage de
première classe. Tout cela pour vous faire comprendre que j’ai érigé
des murs autour de moi toute ma vie afin de compléter mon parcours sans
causer d’accident majeur, tout en me disant que les mineurs que j’ai
pu provoquer étaient dus pour arriver et que ceux qui en ont fait les
frais devaient tout comme moi mettre cela sur le compte des expériences
à vivre pour compléter leur propre itinéraire tordu. Cela règle le
problème des remords en attente de vieux jours. Je n’en ai tout
simplement pas. Le mur que j’ai construit s’est avéré d’une
efficacité sans faille. Je
ne sais pas si tous ont la même facilité à mettre une longueur de
distance entre eux et le reste du monde, mais moi je savais le faire en
naissant. Je crois même que j’ai dû repousser ma propre mère
lorsqu’elle m’a offert son sein pour m’alimenter la première
fois. Je m’attriste devant la misère du monde entier et pleure si je
vois un enfant pleurer, mais je ne ressens aucun sentiment personnel
assez fort pour changer ma route et ne crois pas en avoir jamais eu pour
quiconque, sauf pour Pierrot. Je dois cependant préciser que les événements
entourant sa mort furent assez dramatiques pour arracher au moins une
larme à un crocodile comme moi. Cette
manière de fonctionner est pourtant assez commune chez les gens de la
classe ouvrière, qui doivent se battre pour survivre et doivent souvent
se créer une image de dur dès leur plus jeune âge, afin de frayer
dans la populace, qui est parfois cruelle à l’égard de ses propres
enfants. L’héritage de la misère n’en n’est pas un de tout repos
et ceux qui en sortent un jour n’oublient jamais et ne peuvent laisser
tomber le masque qu’ils se sont forgé au fil des années, ce reflet
de leur âme tourmentée, qui est très souvent affiché dans leur
visage malgré les efforts qu’ils font pour maîtriser l’art de
sourire. J’ai
dû moi-même me façonner un masque à toute épreuve, composant
pendant plusieurs années avec une vie plus que mouvementée passée à
la poursuite de chimères et d’expériences farfelues. Je tentais de découvrir
le plus rapidement possible à l’intérieur de l’espace-temps qui
m’est alloué, les bons et les mauvais côtés de la vie en général.
Je sais que certaines gens se reconnaîtront sûrement dans cette
description, qu’ils préféreront sans doute qualifier de « brûler
la chandelle par les deux bouts » comme épisode de leur propre
vie. Le
fait d’avoir survécu à tout cela est pour moi la preuve de la nécessité
de ma présence sur terre. À quoi bon survivre à un raz-de-marée si
c’est pour mourir heurté par un bus en traversant la rue au sortir de
l’océan. Je n’y vois pas de logique, et la logique est ce qui m’a
gardé en vie jusqu’à ce jour. Parenthèse de l'initiateur J’ai
été averti de ne pas continuer l’écriture de ce livre. Je dois donc
m’arrêter sous peine de graves représailles à mon endroit et celui
de mon chien. Je demanderais donc à quelqu’un d’autre d’en
terminer l’écriture. Je tenterai de communiquer avec cette personne
dans un avenir rapproché. Bonne
chance ! Eric
Mercie Pour prendre le relais, veuillez poursuivre avec un nouveau chapitre dans la zone ci-dessous. Formulaire :
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